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Matériaux
La légèreté, la résistance, la solidité, la tolérance cutanée, les échanges thermiques facilités sont des qualités nécessaires aux matériaux utilisés pour les emboîtures. Ils doivent cependant pouvoir être travaillés.
Jusqu'à la première Guerre Mondiale, le bois
était considéré
comme le meilleur matériau pour réaliser les emboîtures
des jambes artificielles. La matière est noble bourrée de qualités
mais délicate et longue à travailler et seul un spécialiste
peut faire de son métier un art et de ses mains une œuvre d'art. En
effet, cela se présente tout d'abord sous la forme d'un fût de
peuplier (saule ou tilleul) de bonne dimension. L'orfèvre le creusera
à la forme et aux dimensions du moignon. C'est une sculpture intérieure.
(+ sur le bois).
Longtemps utilisées en France, les emboîtures
en cuir renforcées de métal perdaient à la longue leur
forme et devenaient de fait non utilisable. Elles absorbent trop bien la transpiration
et empestent facilement. Leur utilisation est très discrète
aujourd'hui.
Le métal, utilisé dans le passé était lourd et sujet à la corrosion. Introduits au XXe, l'Aluminium et le Duralumin sont légers, mais avec beaucoup de défauts (traces de choc conservées, bruit).
Le plâtre armé de métal constitue souvent la première emboîture après une amputation. Il permet de fabriquer rapidement une prothèse afin de verticaliser le patient et d'avoir un rôle bénéfique dans la fonte et la stabilisation du nouveau moignon.
Les résines de polyester et matières plastiques, utilisées depuis 1950, ont cependant des inconvénients : allergies, mauvais échange thermique. Le positif d'un moulage en plâtre du patient sert de base pour la réalisation d'une emboîture certes résistante mais qui supporte mal les fluctuations de volume de moignon.
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